lundi 28 mai 2007

femme otage.


Femme otage !


Communiqué de l’Association des Oulémas musulmans d’Irak :
Irak : En l’absence du père, on prend la femme ou l’enfant !
27/05/07

Dans un communiqué daté du 27/05/07, le service d’information et de la culture de l’Association des Oulémas en Irak, dénonce la prise en otage de Ouhoud Ahmed Zaïdane, à la place de son mari, absent de la maison lors de la descente des troupes d’occupation.
Voici le texte du communiqué :
« Les forces d’occupation usaméricaines ont commis, aujourd’hui, un nouveau crime inqualifiable dans la série des crimes perpétrés contre le peuple irakien et consistant à la prise en otage d’une dame dans la circonscription de Madaïne, à la place de son mari, absent de la maison. Il s’agit d’une nouvelle tentative destinée à briser la résistance du peuple irakien, de l’humilier et de le contraindre à la soumission.
L’Association des Oulémas musulmans d’Irak, dénonce ce crime abject, contraire à toutes les traditions et à tous les usages dans la société irakienne et toutes les sociétés humaines et en violation de tous les droits humains et réclame la libération immédiate et sans condition de l’otage. Les troupes d’occupation ainsi que le gouvernement actuel assument l’entière responsabilité de tout ce qui pourrait arriver à l’otage Ouhoud Ahmed Zaïdane.
L’Association des Oulémas en appelle à la communauté arabe et internationale ainsi qu’à leurs organisations des droits humains pour prendre acte de la situation alarmante en Irak et agir afin de mettre fin à l’occupation.
http://www.iraq-amsi.org/news.php?action=view&id=16812&73fb2a1e2f590cf298db5eec2920d560/
La prise en otage de l’épouse, d’un enfant ou de tout autre proche d’un résistant pour contraindre ce dernier à se rendre, est pratiquée couramment par les troupes d’occupation usaméricaines en Irak.
Ainsi, l’Agence Quds press à Bagdad rapporte, en date du 03/ 04/ 2007, que les forces d’occupation usaméricaines, ont arrêté un écolier de 9 ans pour avoir dit innocemment que son père était dans l’armée islamique. Cela s’était passé dans une école de la circonscription de Karma, où les soldats usaméricains étaient passés pour distribuer des bonbons et des jouets aux enfants et essayer par la même occasion de leur poser un certain nombre de questions : que pensez-vous de la résistance ? Que fait ton père et autres…
A la question, ton père te rapporte-il des jouets et que fait-il, le petit Ahmed Fadhel Abdallah Jemili, 9 ans, a répondu que son papa était dans l’armée islamique et qu’il ne lui rapportait pas de jouets.
Aussitôt l’enfant est enlevé de son école par les troupes d’occupation qui ont chargé le directeur de faire savoir à la famille que l’enfant ne serait relâché qu’à la condition que son père se rende !

Ces pratiques criminelles remontent même aux premières semaines de l’occupation de l’Irak, comme le montre ce communiqué, passé inaperçu à l’époque, tant le monde était convaincu que les anglo- usaméricains, étaient venus en Irak en libérateurs et qu’ils ne ne pouvaient se comporter comme de vulgaires preneurs d’otages.


OtagesBagdad : Samir El Haddad- islamonline.net/12/09/04


Les Brigades Salah- Eddine El Ayoubi (Saladin), aile militaire du Front Islamique de la Résistance Irakienne (JAMA), se sont engagées à donner une leçon inoubliable aux forces américaines d’occupation pour leur prise en otages de femmes Irakiennes, parentes de résistants, dans la région de Latifia (70km, au sud de Bagdad). Les troupes d’occupation exigent, pour la libération des femmes otages, que les résistants se rendent dans les plus brefs délais. C’est le contenu d’un communiqué des Brigades Saladin daté du 08/09/04, parvenu à islamonline en date 12/09/04. Le communiqué a rappelé que les troupes d’occupation ont pris en otage dans cette région, une femme et ses trois filles le 26/08/04. Les soldas américains ont demandé aux habitants de faire passer le message aux familles, que ces femmes, qui appartiennent à la tribu Jannabine, ne seraient libérées que si les combattants qui leur sont proches, se rendaient avec armes et bagages aux troupes d’occupation. Dans leur communiqué, les Brigades Saladin ont ajouté que cette prise d’otages s’était déroulée à la suite des coups sévères, portés par la résistance aux forces d’occupation et l’échec de ces dernières à venir à bout des Moudjahiddines. « C’est un acte vil et lâche qui démontre que ces gens n’ont plus aucun sens de l’humanité et qu’ils sont incapables d’affronter les lions de la résistance sur les champs de bataille », ajoute le communiqué.


Appel aux résistants :


Le communiqué conjoint des brigades Saladin et de Thawrat Al-Achrine ( la Révolution de 1920 : une autre branche de la Résistance Irakienne ), a appelé tous les Moudjahiddines à donner une leçon inoubliable aux occupants et à venger l’honneur des femmes musulmanes, ajoutant « Il est temps que tous les irakiens, sunnites, chiites, arabes, kurdes, armée et police, se lèvent comme un seul homme, pour défendre l’honneur de nos femmes. La vie n’a aucune valeur si l’honneur de nos femmes est bafoué ». Le Front Islamique de la Résistance Irakienne , réunit de nombreuses branches de la résistance, depuis quatre mois. Un autre site Internet a diffusé un communiqué attribué à un groupe dénommé « Ansar Addawahiri », demandant au gouvernement italien de s’engager à libérer les femmes Irakiennes détenues par les forces américaines, contre des informations sur le sort des deux Italiennes, Simona Torita et Simona Paris, prises en otage depuis le 7/9/04.


Précédents américains :


Ce n’est pas la première fois, que les troupes d’occupation américaines, prennent des femmes en otage en Irak. Au début de l’occupation, elles avaient pris en otage des femmes proches des personnalités de l’ancien régime poursuives par l’occupant. Il en a été ainsi pour les deux épouses de l’ancien vice-président, Izzat Ibrahim, dont une seule a été libérée en mai 2004. On ne connaît pas encore le sort de la seconde. Selon des sources islamiques et les familles, le nombre de femmes détenues dans les prisons américaines en Irak, est estimé à 15. Elles sont toutes accusées d’apporter leur soutien à la résistance. Le journal Britannique The Guardian du 12/ 05/04 a révélé que les américains avaient libéré la plupart des femmes détenues suite au scandale de la prison de Abou Gharib. The Guardian ajoute que les prisonnières étaient détenues en isolement 23 heures sur 24 et qu’il détenait des photos de soldats américains en train de violer des détenues ou de les photographier nues.

Pour lire l'article en arabe cliquer [url=
http://www.islamonline.net/Arabic/news/2004-09/12/article10.shtml]/ICI


Traduit de l’arabe par Ahmed Manaï : http://www.tunisitri.net/

jeudi 3 mai 2007

campagne contre la lapidation de femmes au Kurdistan



Campagne Internationale contre le meurtre
et la lapidation de femmes au Kurdistan


Signez la pétition : cliquez ici

Doa Khalil Aswad, 17 ans, lapidée en public
parce qu'elle aimait un jeune homme
d'une autre religion

Le 7 avril 2007, Doa Khalil Aswad, une jeune fille âgée de 17 ans a été lapidée à Bashiqa près de Mossoul (Irak). Cet assassinat a été commis par les hommes de son clan appartenant à la communauté religieuse yézidi. Cette jeune fille a été condamnée par sa famille parce qu’elle aimait un jeune arabe issu de la communauté musulmane. La lapidation a été commise en pleine journée sans que la police kurde se soit sentie obligée d’intervenir.

Plusieurs organisations mais aussi des féministes et des personnalités irakiennes et kurdes viennent de lancer une campagne internationale pour dénoncer ce meurtre horrible en exigeant que les assassins soient jugés et punis et que le gouvernement régional kurde prenne les mesures nécessaires en protégeant réellement les femmes contre toutes ces violences.

Au Gouvernement Régional Kurde
Campagne Internationale contre la lapidation des femmes au Kurdistan
Condamnons la lapidation de Doa Khalil Aswad, condamnée à mort pour être tombée amoureuse ! Doa a été lapidée à mort dans le centre ville de Bashiqa, devant des centaines de personnes. Alors présentes sur le lieu du crime, les autorités n’ont fait aucun geste pour empêcher ce crime. En agissant de la sorte, elles ont une très lourde responsabilité. Doa était une jeune fille de 17 ans dont le clan appartient à la communauté religieuse yézidiste. Lorsque son clan a appris qu’elle était amoureuse d’un jeune musulman qui lui avait rendu visite, il dépêcha quelques hommes pour la capturer et la lapider publiquement. Cela s’est passé le 7 avril 2007 dans la ville de Bashiqa près de Mossoul (Irak). En Irak et au Kurdistan d’Irak, les femmes sont opprimées et sont considérées ne faisant pas partie de l’humanité. Les droits qu'elles ont, sont insuffisants. Les assassinats, les suicides et les violences contre les femmes font partie de la réalité quotidienne dans cette région. Pourtant un crime de cette nature (lapidation en public en toute impunité) est quelque chose de nouveau au Kurdistan d’Irak, et montre bien que de tels crimes sont actuellement tolérés. Les assassins de Doa sont toujours en liberté.L'échec du gouvernement pour protéger les femmes et mettre en place des lois contre les meurtriers crée une situation où des milliers de femmes sont victimes de crimes soi-disant « d'honneur ». La violence augmente et est la conséquence directe de l’importance des traditions patriarcales et religieuses.Nous condamnons fermement cet acte barbare et appelons toutes les organisations pour les droits humains et les droits des femmes, tous les partis politiques et activistes du Kurdistan et du monde entier à condamner ce crime. Au XXIe siècle, que de tels crimes puissent avoir lieu en plein jour n'est pas seulement une honte pour toute la société, c'est une honte pour le gouvernement kurde actuel qui est incapable de protéger les femmes de telles pratiques inhumaines et obscurantistes. La lapidation de Doa Khalil Aswad crée un dangereux précédent et il faut s’attendre à ce que de plus en plus de femmes soient victimes de lapidation. Nous tenons le Gouvernement régional du Kurdistan pour responsable de la protection des femmes et de leurs vies dans la région, et affirmons qu'il doit mettre fin aux brutalités et violences contre les femmes.
Aussi, les signataires demandent :

- Que le Gouvernement régional kurde juge et punisse les assassins ;

- Que le Gouvernement régional kurde mette en place une législation contre la terreur, les meurtres et l'oppression des femmes et qu'il punisse les criminels ;

- Pour éviter que ce crime barbare devienne une norme et une pratique dans la société kurde, le Gouvernement régional kurde doit criminaliser la lapidation.
Initiatrices et initiateurs de la campagne :
Houzan Mahmoud : représentante à l'étranger de l'Organisation pour la Liberté des Femmes en Irak (OWFI) et coordinatrice de la campagne
Raga Rauf : écrivain, militante pour le droit des femmes et coordinatrice de la campagne
Samera Mohammed : éditrice de Rasan, journal pour femmes au Kurdistan.
Yanar Mohammed : Présidente de l'Organisation pour la Liberté des Femmes en Irak
Aram Ali : coordinateur du site kurde http://www.bopeshawa.com/
Baker Ahmad : écrivain et poète
Dler Colnadar : membre du bureau exécutif de l'organisation CHAK
Omar Faris : coordinateur du site kurde http://www.kurdsitannet.org/
Dina Nammi : Campagne Internationale contre les Crimes d'Honneur
Amal Almas : Ligue des Femmes Irakiennes, Gothenburg, Suède
Fédération des Syndicats et Conseils Ouvriers d'Irak, représentant(e)s du Kurdistan
Chro Sabir : directrice de l'organisation de femmes Rasan au Kurdistan
Hana Shwan : journaliste et militante des droits des femmes au Kurdistan
Hamza Abd : Maison de la Culture irakienne à Gothenburg, Suède


Pour joindre cette campagne et affirmer votre soutien, merci de contacter :
Houzan Mahmoud, houzan73@yahoo.co.uk
et Rega Rauf, rega_rauf@yahoo.com

La dépeche d'Amnesty international sur la lapidatation de Doa Khalil Aswad
http://web.amnesty.org/library/Index/ENGMDE140272007

Lire le rapport d'Amnety International sur la situation des femmes en Irak : http://web.amnesty.org/library/Index/ENGMDE140012005?open&of=ENG-IRQ

Photographies de la manifestation à Erbil (Irak), sur le site de la Coalition internationale contre le crime d'honneur :
index.php-name=News&file=article&sid=1590

mardi 1 mai 2007

une solution pour des milliers de veuves et dizaines de milliers d'orphelins


Une solution pour des milliers de veuves et

des dizaines de milliers d’orphelins : Amman


Alquds Alarabi : 27 avril 2007

Un projet initié par des personnalités, des organisations civiles et des mouvements musulmans en Irak, Syrie, Palestine et Jordanie est en train de mûrir et de connaître un début de réalisation. Il s’agirait de donner un père de substitution aux orphelins en donnant des époux aux veuves éplorées par la perte de leur mari dans la guerre et les conflits actuels en Irak.
Le projet, en conformité avec les traditions musulmanes, s’est imposé par lui-même à la suite du refus de centaines de veuves de martyrs en Irak et en Palestine d’accepter les dons de qui que ce soit.
Les personnalités et les responsables des organisations à l’origine du projet sillonnent actuellement l’Irak et la Jordanie afin de faciliter la rencontre de veuves et de filles de martyrs avec des hommes, disposés à les épouser, à assurer un foyer à leurs enfants et à reconstruire des familles broyées par la machine de guerre sioniste et étasunienne. Le projet envisage d’installer ces nouvelles familles dans les pays du voisinage qui jouissent d’une certaine stabilité et de leur garantir les conditions économiques et sociales d’une stable.
Selon une source proche du journal Aquds Alarabi à Bagdad, le Wakf sunnite est en train de dresser des listes des noms des veuves et filles de Chouhadas, morts dans les actions de résistance, afin de déterminer celles qui seraient prêtes à adhérer à cette formule nouvelle de mariage. Il s’agit par la suite de trouver à chacune d’elles le mari qui convient, c'est-à-dire celui qui serait prêt à assumer les charges qui découlent de son engagement, notamment la prise en charge des enfants de la veuve. Le contrat de mariage entre les deux partenaires se ferait à Damas et serait par la suite archivé auprès des instances juridiques musulmanes à Amman ou dans les villes palestiniennes.
Les hommes préposés à ce mariage à caractère militant, devraient disposer de moyens économiques et s’engager par contrat à prendre en charge tous les membres de la famille du martyr et non pas quelques uns seulement. Il semble que certains contrats de mariage de ce genre, appelé Zawaj Assoutra ou mariage de protection, aient été déjà signés dans les capitales citées surtout au vu des conditions dramatiques des familles des chouhadas en Irak et en Palestine.
L’organisation du Wakf sunnite (biens religieux) à Bagdad coopère dans ce projet avec des personnalités proches des frères musulmans en Jordanie ainsi qu’avec des organisations humanitaires proches du mouvement Hamas en Palestine. La plupart du temps les propositions de mariage sont faites aux veuves ou aux jeunes filles de Chahid les plus démunies et prêtes évidemment à y adhérer. Sont considérées familles de Chahid, les femmes et les jeunes filles dont le père est mort au combat contre les troupes étasuniennes en Irak et israéliennes en Palestine, ainsi que celles dont le père a été assassiné par la milice Mahdi en Irak. Rappelons que l’armée Mahdi dispose d’une unité qui s’est spécialisée dans l’élimination des sunnites dont l’épouse était chiite.
Les premières expériences, réalisées jusqu’ici avec des veuves ayant des enfants en bas âge et ne disposant pas de familles élargies capables de les prendre en charge, semblent concluantes. Il faut dire que certaines organisations humanitaires proches des frères musulmans en Jordanie et en Palestine et notamment à Gaza, ont une certaine maîtrise de ces pratiques puisque expérimentées depuis des décennies. Les premiers projets de mariage de ce genre ont été réalisés entre des Jordaniens et Palestiniens résidant en Jordanie et des veuves de combattants Bosniaques et Tchétchènes.
Dans ces conditions, la plupart des hommes préposés à contracter ce genre de mariage reçoivent un capital départ offert par des organisations humanitaires ou des bienfaiteurs privés afin de faire face à leurs premiers engagements.
D’autre part et pour la première fois dans leur histoire, les islamistes jordaniens ont développé un projet d’éducation sexuelle des femmes et des jeunes filles. Des ateliers de travail ont été organisées à l’attention des jeunes filles pratiquantes par l’organisation musulmane Al Afaf () la plus importante organisation musulmane jordanienne préoccupée par le mariage aux normes de la Chari ’â.
Dans ces ateliers d’éducation sexuelle, les femmes se réunissent avec des femmes spécialistes pour parler librement et franchement des problèmes sexuels notamment des maladies sexuelles, du sida et des pratiques sexuelles "non hygiéniques" selon les initiatrices de ce projet.

http://www.alquds.co.uk/archives/2007/04Apr/27AprFri/qds04.pdf/
Traduit de l’arabe par Ahmed Manai
http://www.tunisitri.net/

lundi 23 avril 2007

Merci aux "libérateurs" de la femme irakienne !!!


Merci aux libérateurs de la femme irakienne !!!


Plus de 10.000 femmes irakiennes ont connu la prison et leur viol, par les forces d’occupation et de police, est une pratique courante.


18/03/2007


Le Secrétaire général de l’Union des prisonniers et détenus politiques en Irak, Mohamed Adham, a déclaré « que les affaires de viol de Abir Janabi et Sabrine Chamari révélées récemment, ne représentent que 1% des crimes de ce genre perpétrés contre les femmes irakiennes dans les prisons », ajoutant que « de nombreuses détenues sont maintenues en prison, malgré les jugements de relaxation prononcés par les tribunaux, pour servir de chair fraîche aux agents de police et aux milices sectaires ».


Dans sa déclaration au journal Al Khalij, Mohamed Adham ajoute : « jamais dans les guerres connues depuis le moyen âge, on n’a enregistré autant de violations et de crimes contre les femmes que durant cette guerre contre l’Irak, et ce autant par les forces d’occupation que par les agents de ses 4 gouvernements fantoches, ces derniers s’étant montrés parfois plus vils que leurs maîtres ».


La surpopulation des prisons et des lieux de détention des irakiennes est à son plus haut niveau. Certaines prisons, comme celle de Kadhimia ou le camp secret de l’aéroport de Mathna près de Bagdad, pour les femmes et les enfants, sont pleines à craquer et impropres à servir même de bergerie. Il en est de même du camp de Shikhan, dans le gouvernorat de Mossoul et des nombreuses autres prisons dans le sud. Dans de nombreux cas, les salles des femmes et celles des hommes sont séparées juste par des rideaux.


Mohamed Adham a révélé aussi que le sida a dangereusement progressé chez les femmes détenues. La direction de la santé au Nadjaf a publié récemment un rapport dans lequel « elle a alerté sur la progression rapide et grave de cette maladie, depuis l’occupation de l’Irak par les troupes Anglo-américaines ».


Parlant du nombre des femmes qui ont été détenues depuis l’occupation américaine en 2003, le secrétaire général de l’Union a déclaré que « les estimations des organismes internationaux, les rapports des associations des droits humains et ceux du Centre national de recherches et d’études arabes, convergent avec nos propres estimations sur « le nombre de 10.000 femmes ayant connu la prison au cours des quatre dernières années ».


Il a rappelé enfin que tous ces crimes commis contre les irakiens « sont imprescriptibles au regard du droit international et que les criminels et les responsables devraient être jugés par des tribunaux internationaux pour crime de guerre et crime contre l’humanité».
http://www.iraqirabita.org/index3.php?do=article&id=8087/


traduit par Ahmed Manaï

lundi 12 mars 2007

rappel de la pétition : arrêtez les exécutions. Signez. Merci.

Déclaration de Hana Albayaty, Ian Douglas, Abdul Ilah Albayaty, Iman Saadoon, Dirk Adriaensens et Ayse Berktay

(14 février 2007)

Pendre les entrailles de l'Irak

Arrêtez les exécutions !


Wassan Talib, 31 ans, Zainab Fadhil, 25 ans, et Liqa Omar Muhammad , 26 ans, font face à une exécution imminente en Irak, toutes accusées d' "offenses envers le bien-être public" par un gouvernement qui ne peut même pas fournir l'électricité mais qui remplit les rues de cadavres. Toutes sont dans la prison de Al-Kadhimiya à Bagdad. Deux ont de jeunes enfants à leurs côtés. La fillette de 1 ans de Liqa est née en prison. Les trois femmes nient les accusations portées contre elles pour lesquelles elles risquent la pendaison.Le paragraphe 156 du Code pénal irakien, en vertu duquel elles ont été jugées, dit: "Toute personne qui commet volontairement un acte avec l'intention de violer l'indépendance du pays ou son unité ou la sécurité de son territoire et dont l'acte par sa nature, mène à cette violation est passible de la peine de mort".

Le gouvernement "fantoche" irakien accuse ces femmes de ses propres crimes. Aucune des trois femmes n'a eu la permission de voir un avocat. Elles ont subi des procès qui sont illégaux en vertu du droit international. Toutes trois sont des prisonnières de guerre dont les droits sont protégés en vertu de la Troisième Convention de Genève. Leur exécution ne serait pas seulement illégale et sommaire, elle serait totalement immorale. A travers le monde, la civilisation méprise la peine de mort pendant que les dirigeants féodaux de l'Irak présentent les exécutions comme un spectacle public.Dans un pays où il n'y a de toute évidence ni Etat ni système judiciaire, l'occupation et son gouvernement fantoche utilisent, comme tous les régimes répressifs à travers l'histoire, de faux tribunaux pour exterminer leurs opposants. Aucun jugement légal ne peut être émis alors que les conditions civilisées pour une procédure équitable ne sont pas en place, la moindre étant la présence et la sécurité des avocats.Les femmes irakiennes témoignent de la vie de la nation irakienne. Par contre, le gouvernement installé par les Etats-Unis, par ses tendances rétrogrades, n'impose qu'une culture de mort. Alors que l'Irak était l'état le plus progressiste de la région concernant les droits de la femme, avec l'invasion étatsunienne, toute cette législation de protection a été annulée. Les États-Unis et leurs conspirateurs locaux, en créant des centaines de milliers de veuves et en réduisant la vie en Irak à une lutte pour la simple survie, ont placé les femmes en ligne de mire, et maintenant sur la potence.Les femmes sont toujours les premières et les dernières victimes de la guerre.

Nous célébrons les innombrables actes de résistance des femmes irakiennes, que ce soit leur résilience face à une culture de viol, de torture et de meurtre par les forces étasuniennes et irakiennes, leur courage de continuer à donner la vie au cœur d'un génocide sponsorisé par l'État, leur dignité alors qu'elles essaient de maintenir un semblant de normalité pour leurs enfants et leur famille, leur courage alors qu'elles enterrent leur mari, leurs fils, leurs filles ou leurs frères, ou en action directe contre une occupation militaire illégale et dont l'échec est patent.

Nous réclamons la libération de Wassan, Zainab et Liqa et de tous les prisonniers politiques en Irak.

Nous demandons à toute personne, organisation, parlement, travailleur, syndicat et État de cesser de reconnaître ce gouvernement irakien pro- occupation et sectaire.

Nous appelons à des protestations immédiates devant toutes les ambassades irakiennes à travers le monde. Il n'y a pas d'honneur à assassiner les femmes. L'occupation est la plus haute forme de dictature. Ce ne sont pas ces trois femmes qui devraient être poursuivies : c'est ce gouvernement et ses maîtres et bailleurs étrangers.

Soutenez ce texte en diffusant et en y ajoutant votre signature.

Veuillez répondre à l'adresse suivante : hanaalbayaty@gmail.com

dimanche 11 mars 2007

Sur le statut des trois condamnées à mort...


Une brève mise à jour sur le statut
des trois condamnées à mort

10/03/07

Chers Signataires de notre appel,

Une brève mise à jour sur le statut de Wassan Talib, Zainab Fadhil et Liqa Omar Muhammad, les trois femmes irakiennes qui affrontent une exécution imminente :

Nous avons reçu un compte rendu d'Irak, cette semaine, envoyé par une personne qui a été capable de se rendre à la prison pour visiter les trois femmes. Nous pensons que ce compte rendu est crédible. Ce compte rendu corrobore l'information initiale que ces femmes étaient soumises à des procès injustes. Nous essayons d'obtenir des précisions sur leurs procès afin d'officialiser une pétition du Groupe de Travail UN sur les Détentions Arbitraires. Le Groupe de Travail sur les Détentions Arbitraires a accepté de se charger de ce cas et a réellement fait des recherches de son coté. Si nous arrivons à obtenir un compte rendu plus détaillé, nous pourrions encourager le Groupe de Travail à aller plus loin. Un talentueux avocat du droit international est prêt à travailler sur ce cas.
La visite effectuée à la prison semble accréditer le fait que les femmes soient toujours en vie. Un autre mail venant d'un autre source nous dit que les exécutions ont été reportées. Cependant nous ne pouvons pas confirmer ces détails. Malgré l'immense réaction à notre appel, toutes les lettres et mails envoyés aux autorités concernées, aucune déclaration officielle ne nous est parvenue qui mentionne le cas de ces trois femmes. Nous continuons à chercher des informations supplémentaires.
Le procès de Wassan et Zainab a duré 25 minutes sans preuve ni témoins fournis, à ce que l'on prétend. Wassan, Zainab et Liqa nient les charges qui ont été retenues contre elles.
Le compte rendu de la visite à la prison confirme que les trois femmes sont détenues dans un lieu dangereux pour elles, la prison d'Al-Kadhimia.
Le compte rendu de la visite à la prison mentionne aussi qu'il y a 16 enfants présents à la prison d'Al-Kadhimia dont ceux de Zainab et Liqa.
Nous ne pouvons pas encore confirmer en vertu de quel article du Code pénal irakien les trois femmes sont accusées. Cependant la 4ème femme mentionnée dans l'appel d'Amnesty International, accusée également des charges criminelles et confrontée à une exécution imminente est mentionnée dans le rapport de visite comme étant également à la prison Al-Kadhimia après un procès injuste.
Nous pensons qu'il est vraiment nécessaire de poursuivre la mobilisation solidaire des trois femmes irakiennes et de la lutte du peuple irakien pour son indépendance, sa liberté, la justice et le droit à la vie.
La journée internationale de la femme qui a pour thème cette année « Arrêtons l'impunité de la violence contre les femmes et les jeunes filles » nous permet de rappeler ce qui se passe tous les jours en Irak occupé sans censure : abus sexuels, humiliations, viols, tortures et assassinats. Notre mobilisation veut montrer le fossé abyssal entre l'occupation et son gouvernement fantoche d'une part et la règle de conduite des Nations Unis d'autre part, qui dit : « Les états ont l'obligation de protéger les femmes et les jeunes filles de la violence, de rendre les auteurs responsable de leurs crimes et de fournir justice et réparation aux victimes. L'absence de ces obligations est inacceptable ».
Il n'y a pas de juridiction nationale sous l'occupation. Ce gouvernement fantoche n'est pas en mesure d'appliquer des condamnations, n'y est pas disposé, et est incompétent à protéger ces femmes. Nous appelons à la fin de cette occupation criminelle et de libérer Wassan, Zeinab et Liqa ainsi que tous les autres prisonniers politiques détenus illégalement.
Nous félicitons tous ceux qui ont participé aux protestations et aux campagnes lancées contre ces exécutions imminentes. Nous saluons nos sœurs marocaines et activistes qui ont organisé une grève de la faim de 24 heures le 5 mars et un sit-in devant le bureau de l'ONU à Rabat. Il est temps pour nous tous, à travers nos actions de pousser les autorités mandatées, y inclus l'ONU, à arrêter leurs hypocrisies et leurs complicités dans le crime horrible qui est l'occupation de l'Irak.
Nous rappelons aux autorités en place qu'il est interdit, par les lois internationales, de détenir des prisonniers dans un lieu dangereux et qu'un mouvement international de solidarité attend la confirmation du bien-être de Wassan, Zeinab, et Liqa.
Nous informerons tous les signataires dès que nous aurons des informations supplémentaires à communiquer. La situation en Irak est extrêmement volatile et nous avons connaissance à tout moment de la sécurité et du bien-être de ceux qui sont sur le sol irakien et qui nous assistent dans nos efforts.
Nous vous prions de nous informer de toutes vos actions et du progrès que vous réalisez.

Ian Douglas- Hana Al Bayaty- Abdul Ilah Albayaty- Dirk Adriaensens- Iman Saadoon- Ayse Berktay


Appel Amnesty International :
http://web.amnesty.org/library/Index/ENGMDE140052007
Traduit de l’anglais par Frigga HIARD

http://www.tunisitri.net/

Manifestation solidaire à Athènes



http://www.iraqirabita.org/index3.php?do=article&id=7835/

2007-03-04

انطلقت أمس في العاصمة اليونانية أثينا حملة لإنقاذ 3 عراقيات أصدرت عليهن السلطات الحكومية في بغداد إحكاما بالإعدام يعتقد أنها ستنفذ قريباً. فقد طالب ناشطون يونانيون بدعم من منظمة العفو الدولية أمس الجمعة السلطات اليونانية بالتدخل لمنع تنفيذ الحكم الذي عدوه جائرا وغير عادل ويتنافي مع المواثيق الدولية ضد هذا النوع من الحكم المنافي للقيم الإنسانية.. والتقي الناشطون، وبينهم النائبة الاشتراكية السابقة في البرلمان الأوربي انا كارامانو والناشط المناهض للعولمة بيتروس كونستانتينو، رئيسة البرلمان اليوناني انا بسارودا بيناكي التي وعدت بإثارة القضية أمام النواب.

ثم توجهت المجموعة إلي وزارة الخارجية مناشدة إياها التدخل لدي الحكومة العراقية لمنع شنق النساء الثلاث. وبحسب منظمة العفو الدولية التي تقود تحركا عاجلا لمنع هذه الإعدامات، فقد حكم علي وسن اليب (13 عاما) وزينب فاضل (52 عاما) بالإعدام عام006 2 بعدما دينتا عام 0052 بقتل عناصر عدة من قوات الأمن العراقية، الامر الذي تنفيانه. وصدر الحكم نفسه علي ليكا قمر (52 عاما) بتهمة تنفيذ عملية خطف عام 0052. ونبهت منظمة العفو إلي أن إعدام هاتيك النساء وشيك، وهن معتقلات في سجن الكاظمية في بغداد، علما أن فاضل وقمر معتقلتان مع طفلتيهما. وكان علق العمل بعقوبة الإعدام في العراق بعد الإطاحة بنظام الرئيس العراقي الراحل صدام حسين في نيسان (ابريل) 0032، لكن الحكومة العراقية عاودت تطبيقها في آب (أغسطس) 0042. ومذ ذاك، اعدم سبعون شخصا علي الأقل بينهم صدام حسين، بحسب منظمة العفو.


. http://www.iraqirabita.org/index3.php?do=article&id=7835/


Athènes : Campagne contre l’exécution des 3 jeunes femmes irakiennes

04-03-07
La capitale Grecque, Athènes, a connu le 4 mars le début d’une vaste campagne pour sauver les 3 jeunes résistantes irakiennes, arrêtées en 2005 et condamnées à mort en 2006 et menacées d’exécution imminente. Des militants grecs, soutenus par Amnesty International, ont entrepris une action urgente auprès du gouvernement grec pour l’inciter à intervenir afin d’empêcher l’exécution de Wasn Taleb : 31 ans, Zeineb Fadhel : 25 ans, et Liquâa Omar Mohamed : 26 ans.
A.I. a alerté que l’exécution des condamnées risquait d’intervenir à tout moment et rappelé que Liquâa et Zeineb étaient détenues avec leurs deux enfants
Rappelons que la peine capitale a été abolie après la chute du régime de l’ancien président Saddam Hussein en avril 2003, mais que le gouvernement irakien l’a rétablie au mois d’août 2004. Depuis cette date, au moins 70 condamnés à mort ont été exécutés, dont l’ancien président Saddam Hussein.

http://www.tunisitri.net/